Troubles du comportement alimentaire, bipolarité, état limite, etc..

Troubles du comportement alimentaire, anorexie, boulimie, bipolarité, état limite, dépressions, idées suicidaires, psychiatrie, psychologie


    Les troubles du comportement alimentaire dits "Atypiques"

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    Date d'inscription : 21/02/2016
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    Les troubles du comportement alimentaire dits "Atypiques"

    Message par Admin le Dim 21 Fév - 12:25

    L'orthorexie :

    L'orthorexie peut se définir comme un besoin obsessionnel et acharné de se nourrir de façon diététiquement correcte, sans désir d'amaigrissement. Selon les spécialistes américains, l'orthorexie serait une addiction dont ils qualifient les malades de « Health Food Junkies ». Littéralement : « les drogués de l'alimentation saine ». La notion de plaisir est ici totalement absente, les aliments ne sont pas sélectionnés pour leur goût mais seulement pour leurs vertus. L'othorexique rejette en bloc tout ce qui est mauvais pour la santé, se basant notamment sur ce que disent médias, comme les graisses, la charcuterie, la viande ou encore le fromage, ce qui entraîne de nombreuses carences en nutriments. Elle peut passer plusieurs heures par jour à penser et repenser son alimentation, afin d'être sûre de bien se protéger des additifs, des colorants, des conservateurs... Sa vie sociale en est très affectée, elle ne va ni à la cantine de son travail, ni au restaurant et refuse les invitations. Elle se jette sans hésiter sur tous les produits censés être « bons pour la santé » : vitamines, compléments alimentaires, extraits de protéines ou d'algues... Elle ressent un fort sentiment d'autosatisfaction et de contrôle lorsqu'elle parvient à ses objectifs, mais beaucoup de culpabilité lorsqu'elle déroge aux règles. Elle méprise ceux qui ne respectent pas les dogmes de la diététique.

    Les conduites restrictives obsessionnelles :

    Les personnes qui souffrent de conduites restrictives obsessionnelles fuient les calories. Elles sont sans cesse au régime, se restreignent sur les quantités et refusent de manger ailleurs que chez elles (au restaurant, chez des amis...). En outre, elles n'invitent jamais personne à partager son repas. Leur comportement ressemble fortement à celui de l'anorexique, mais leur poids reste acceptable, puisqu'elles continuent un peu de s'alimenter. Elles sont néanmoins bien plus maigres que la moyenne.

    Le grignotage pathologique :

    Le grignotage consiste à manger, en dehors des repas, de petites quantités de nourriture prête à l'emploi. Il devient pathologique dès lors que ces quantités forment en fin de compte un gros volume d'aliments, entraînant un surpoids notable, et qu'il est le symptôme d'un réel mal-être. La consommation alimentaire devant la télévision de produits choisis et aimés en grandes quantités en est le dérapage type. Le malade n'a aucune notion des quantités qu'il ingère. L'une des bases du traitement est d'ailleurs de lui en faire prendre conscience. Le grignotage pathologique est souvent révélateur d'un état dépressif et angoissé.

    La rumination :

    En nutrition, ruminer consiste à faire remonter dans la bouche les aliments qui viennent d'être ingérés pour les déglutir à nouveaux. Ce n'est donc pas un vomissement, puisque le diaphragme ne se contracte pas et que l'aliment n'est pas rejeté. L'objectif est de pouvoir « profiter » une nouvelle fois de la sensation procurée par la déglutition, sans les conséquences d'un nouvel apport calorique. La rumination n'est pas un acte volontaire, mais le malade en est néanmoins conscient. Ce qu'il ne réalise pas, ce sont les dangers de la rumination (lésions de l'œsophage et de l'intérieur de la bouche, gonflement des glandes salivaires) ainsi que ses conséquences sur le plan social (peur et honte de manger devant autrui).

    La néophobie alimentaire :

    La néophobie alimentaire est un trouble qui touche essentiellement le jeune enfant. La néophobie signifie littéralement la peur de la nouveauté. En alimentation, il s'agit donc du refus de manger des aliments inconnus. C'est un passage normal dans le développement de l'enfant, mais qui, passé un certain degré, relève du trouble anxieux. Néanmoins, avant de s'alarmer, il est bon de savoir que d'après de nombreuses études, il est nécessaire de présenter environ 11 fois (c'est une moyenne) un aliment nouveau à un enfant pour que celui-ci l'accepte.

    Les autres phobies alimentaires :

    La phobie de la déglutition : Elle survient pratiquement toujours suite à un traumatisme, tel qu'un étranglement avec un aliment ou des soins médicaux douloureux au niveau de la gorge. De peur de revivre cet évènement pénible, la personne ou l'enfant n'accepte plus que le fluide ou le liquide et refuse les morceaux.
    Les autres phobies : Il existe autant de phobies que de phobiques. Ainsi, certaines personnes refusent catégoriquement de manger de la nourriture d'une certaine couleur ou ne consomment à l'inverse que les aliments d'une couleur. D'autres rejettent le cru, ou au contraire le cuit. Quant à certains malades, qui souffrent d'une peur panique d'être contaminés par des microbes ou d'être empoisonnés, ils font barrages à de très nombreux aliments (ceux exposés à l'air libre dans les rayons du supermarché, ceux gardés trop longtemps au réfrigérateur ou au contraire, ceux qui se conservent dans un placard...). Ces peurs, qui se traduisent par une distinction très nette entre les aliments interdits, tabous, et les autres, sont difficiles à expliquer, mais témoignent souvent d'une atteinte grave de la personnalité.

    (Source : http://www.psychologies.com/)

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